Barack Obama se tourne vers l'hydrogène

Ceci se déroule tous les ans depuis que l’actuelle Administration américaine est en place. Chaque printemps, le Président Barack Obama accompagné du secrétaire au Département des Energies, Steven Chu, supprime le budget de recherche sur l’hydrogène. Et chaque année, cette année incluse, le Sénat américain restaure ce budget.

A présent, il semble cependant que la position du Président Obama sur les voitures à pile à combustible est en train d’évoluer. D’après de récents discours, il apparait que la politique énergétique du Président ne semble plus désormais discriminer l’hydrogène en faveur des voitures électrique à batterie.

En fait, deux évènements récents ont donné de l’espoir aux défenseurs des voitures à hydrogène, celui d’avoir le support complet des pouvoirs exécutifs. Le premier a été l’annonce par le Département des Energies que, « En soutient à la stratégie énergétique du Président Obama, le Département des Energies a annoncé aujourd’hui que plus de mille piles à combustibles (PAC) ont été déployées à travers l’Acte de Redressement et de Réinvestissement américain. Depuis ces trois dernières années, près de 1200 PAC ont été déployées en unités génératrice d’électricité d’appoint et en matériel de manutention, tels que les chariots élévateur. Cet investissement fait partie de l’engagement du Département envers les dirigeants américains en termes de technologie de PAC innovantes, afin de donner à l’économie américaine plus d’opportunités pour diminuer le coût de l’énergie et réduire l’usage du pétrole ».

Le second évènement a été le discours du Docteur Steven Chu lors d’une récente réunion à huit clos. Selon le site Slate, « Les officiels de l’Industrie et du Département des Energies, affirment que Chu semble avoir reconsidéré son rejet des piles à combustible. John Hofmeister, ancien président de Shell aux USA et nouveau président du comité technique de conseil en véhicule à hydrogène du Département des Energies, a indiqué que Chu a fait des remarques encourageantes concernant le potentiel des voitures à PAC».

Le site Slate continue en parlant du manque d’infrastructure de ravitaillement en hydrogène, « Le manque de stations à hydrogène est un obstacle majeur au lancement des véhicules à hydrogène. Un parc automobile raisonnable nécessite 11000 stations à travers le pays pour un coût de 20 à 25 milliards de dollars, selon General Motors. A moins que les compagnies pétrolières ne soient forcées par Washington à mettre en place ces stations. Mais sachant qu’elles ne produisent pas d’hydrogène, elles sont peu enthousiastes à ajouter des stations à hydrogène rivales à leurs stations essence. La conclusion des industriels est donc que l’hydrogène doit être vendu à de nouvelles stations dédiées à l’hydrogène ».

Le coût de 25 milliards de dollar est à comparer au coût de la guerre en Iraq. Selon le site costofwar.com, la guerre d’Iraq a coûté 807,4 milliards de dollars au contribuable américain. Soit, 32 fois le prix de l’infrastructure nécessaire pour les stations à hydrogène. Sans compter le bénéfice du nombre d’emplois créés pour la construction de cette infrastructure, la production d’hydrogène, et la fabrication des nouveaux véhicules.

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